Rapport de l’édition 2014

« EDITIONAL »

Ces routes théâtralement nôtres…Pour tout repousser…Même les limites de notre imagination. 

Un et deux. Le second pas a été franchit, pour le théâtre, avec du théâtre, pour la jeunesse, avec des jeunes. Mobilisation, entrain, volonté, envie, rage, perspicacité, don de soi, et générosité…tous les jeunes qui ont vécu cette deuxième saison des embuscades de la scène, ont tiré de leurs nerfs , ces vertus rares , celles qui ne sortent qu’aux grandes occasions où l’humain croit réellement en la chose, même inimaginable, fût-elle.

Eh oui, cela fait bien longtemps qu’on a espéré revoir l’expression d’un intérêt aussi prononcé pour le théâtre dans le camp de la jeunesse ; et pourtant ce n’est pas que l’intérêt manquait d’exister. C’est que chacun et tous manquaient d’y croire. Embuscades de la scène, le deuxième du nom, a renvoyé dos à dos, la victime des « à prioris théâtraux » qui ne croit plus en la création des jeunes dans ce pays, encore moins en une quelque qualité de cette oeuvre, et la victime de la « paresse théâtrale » qui se forge montagne d’arguments, pour stagner dans la création. Les premiers ont bien été surpris de voir l’imagination enceinte des jeunes qui ont brûlé les méninges, aux planches du Centre Culturel Artisttik Africa, et les seconds ont compris qu’ils avaient tord de croire que l’ascenseur est bloqué et que les escaliers sont fermés à cadenas incassable.

Mais même dans cette arène de déviances factices, il existe ce que d’autres appellent, le tiers. Ici, le tiers prend la forme jamais précise du « public » ; visage interpellant, parce que s’effritant peu à peu depuis des années , bien loin du rideau rouge ou noir des salles de spectacle ; visage barricadé, par une pratique trop anxieuse du divertissement. Et, ce tiers a pris sa place dans la scène. A la première saison, il était mince, à la limite du chétif, mais il était tout de même présent. A cette édition-ci, il est devenu un peu plus gros, un peu plus imposant, moins opposant, la voix plus lourde et le regard plus exigeant. De quoi être flatté, en tant qu’acteur, metteur en scène ou promoteur de spectacle. En tout état de cause, il est à féliciter, ce tiers pour avoir eu un si gros appétit, à dévorer les 05 spectacles à lui servis par ces jeunes metteurs en scène .

  • 05 jours de course-poursuite « scène-public-coulisses » ;
  • 05 jours de regards pluriels, jetés sur acteurs, corps en mouvement, verbe exacerbé, accessoires révoltés, costumes et mémoires flambés ;
  • 05 jours d’applaudissements et d’allégeance ;
  • 05 jours de magie scénique et d’embuscades théâtreuses ;
  • 05 jours de rêveurs réalisateurs ;

Et la saison 2 met une grosse « corde » au cou du rêve. Désormais, les rêveurs de cette oeuvre, n’ont plus le choix. Le rêve exige désormais d’être perpétuellement réel et vivant. Il prend sa place désormais, au milieu des Hommes et se refuse de mourir. Alors, nous n’avons qu’une ouverture possible : courir. Courir non pas devant lui, mais derrière lui, après lui. Courir pour le réaliser d’avantage, courir pour le nourrir, le faire grandir , grossir et atteindre les limites du « great », là bas , bien au delà des embuscades.

Et nous ne pouvons plus nous arrêter, car si ça s’arrête, nous devons pousser, et si nous nous arrêtons, d’autres encore nous pousserons, dans la force d’une équipe, et d’un groupe, et d’un partenariat.

Pour tout cela, Embuscades de la scène a fait peau neuve, pour vous, cher public du théâtre, chers jeunes amoureux du théâtre, chers acteurs, chers metteurs en scène, chers journalistes, chers formateurs et chers partenaires ; Peau neuve , pour la suite avec la rage d’avancer avec vous tous, dans ces routes théâtralement nôtres.

Et vous le constatez .www.embuscadesdelascene.net 

Par Sèdjro Giovanni HOUANSOU

Mars 2014

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